dimanche 3 juin 2012

Accélérer (un peu ou beaucoup) les sauvegardes Time Machine

 Comme je le signalais dans mon article sur l'utilisation de Time Machine en réseau, l'inconvénient de ce fabuleux outil est qu'il est assez lent en raison des gros volumes de données qu'il transfère à chaque sauvegarde. Vous pouvez cependant facilement gagner entre 2 et 4 Go en lui demandant de ne pas inclure les fichiers tampons liés au swap disk et à la mise en veille de votre ordinateur. Ces fichiers sont en effet des éléments temporaires qui ne sont a priori d'aucune utilité dans une sauvegarde : le swap permet d'étendre momentanément la mémoire vive si une application en demande plus que la RAM disponible, et les fichiers de mise en veille sont des copies conformes de votre RAM (donc de la même taille) qui ne servent qu'à l'allumage du Mac (on se demande d'ailleurs pourquoi ces fichiers ne sont pas effacés après le rétablissement complet...).

La procédure est extrêmement simple :
  1. ouvrir les préférences Time Machine,
  2. cliquer sur "Options...",
  3. cliquer sur le signe "+",
  4. cochez la case "Afficher les élément invisibles"
  5. sélectionner le répertoire /private/var/vm (à la racine de votre disque dur),
  6. confirmer avec le bouton "Exclure".
Vous devriez alors obtenir cet écran :

avec "/private/var/vm" ou "/var/vm" (qui en est un lien symbolique) et le volume que vous allez gagner à chaque sauvegarde !
Si vous ne mettez jamais votre Mac en veille, il est possible que ce répertoire soit, pour le moment, tout petit...

vendredi 14 octobre 2011

MacOSX: ouverture de session en boucle

Ça n'est vraiment pas fréquent (première fois en 4 ans), mais il arrive que MacOSX plante sérieusement et que le système soit alors partiellement corrompu. Dans mon cas cela s'est traduit par un comportement aussi idiot qu'énervant: à la fenêtre d'identification de l'utilisateur (user login), on tape son mot de passe, s'affiche l'écran bleu et puis... on revient à l'écran d'identification, en boucle! Pas moyen de sortir de ce cercle infernal. Comme d'habitude, de nombreuses fausses bonnes solutions sur les forums, et j'ai trouvé finalement ceci qui a parfaitement fonctionné pour moi (Snow Leopard) et que je vous synthétise ci-dessous.

Il s'agit de reconstruire la base de données des LaunchServices. Il faut d'abord s'identifier et accéder aux commandes système. Pour cela deux solutions :
  1. soit ouvrir une session sous un autre utilisateur (si vous en avez) et lancer le Terminal;
  2. ou bien relancer votre Mac en mode utilisateur unique (single-user): allumer en maintenant appuyé Cmd-S.
Ensuite, il faut tapez la longue commande suivante en remplaçant mapomme par le nom d'utilisateur qui pose problème, pour 10.6 (Snow Leopard) :
sudo -u mapomme -H /System/Library/Frameworks/CoreServices.framework/Versions/A/Frameworks/LaunchServices.framework/Versions/A/Support/lsregister -kill -r -domain user
ou pour les versions précédentes d'OS X (Tiger et Leopard) :
sudo -u mapomme -H /System/Library/Frameworks/ApplicationServices.framework/Frameworks/LaunchServices.framework/Support/lsregister -kill -r -domain user
Attention dans les deux cas il ne s'agit que d'une seule ligne ; ne pas reproduire les retours à la ligne liés à l'affichage sur ce blog. En particulier la longue chaîne de caractères commençant par /System/ et finissant par /lsregister ne doit comporter aucun espace.

Si vous avez opté pour la solution a), faites un copier-coller depuis cette page dans la fenêtre Terminal. Si en revanche vous être dans la solution b), vous aurez une petite difficulté supplémentaire: le clavier est américain (Qwerty) ! Par rapport au clavier Français (Azerty), la position du A est inversée avec celle du Q, celle du Z avec le W. Pour obtenir le / (slash), il faut utiliser le pavé numérique ou alors appuyer sur la touche = (immédiatement à gauche de la touche Majuscule de droite), et pour le -, c'est la touche ). Notez tout ça sur un bout de papier.

Enfin rebooter le Mac par le menu  ou la commande reboot.

dimanche 9 janvier 2011

Un vrai café expresso italien à la maison

Je pose la question simplement : quand on a goûté au café en Italie (du Sud...), quel matériel acheter pour reproduire un “vrai” expresso chez soi ?

Il y a plus de 10 ans j'ai vécu une année dans la merveilleuse ville de Naples. La pause café avec mes collègues italiens, deux fois par jour hors déjeuner, consistait à prendre la voiture et faire un ou deux km pour se rendre dans le bistrot où le café était bon. La sélection dudit bistrot se faisait généralement sur la fréquentation : plus il y a de monde, plus la machine à café fonctionne fréquemment et donc meilleur est le café! Les bistrots italiens proposent l'espresso en trois versions (au moins):
  • caffè = le normal, un fond de tasse avec plus de la moitié de crème (15 ml), bu en une gorgée (voir photo);
  • ristretto = environ la moitié du normal... une demi-gorgée de crème concentrée, sans aucune amertume;
  • lungo = l'allongé, environ une demi-tasse, à peu près équivalent d'un “serré” en France (en meilleur)!
Certains italiens ont aussi l'habitude de boire un grand verre d'eau minérale avant leur expresso. On peut demander « un caffè e un pò d'acqua ». L'essentiel est de boire l'eau impérativement avant : cela rince le gosier, facilite la digestion et sans altérer le goût du café.

L'expresso italien est un nectar, véritable concentré d'arômes. Quand on y a goûté, comme à un excellent vin, on devient forcément un peu plus exigeant par la suite... Quand il est réussi il n'a normalement aucune amertume et finalement peu de caféine (essentiellement en raison de son faible volume, voir la note en fin d'article), à l'inverse du café réalisé par infusion ou lixiviation (le café filtre).

Mais revenons à notre question. Un expresso, c'est fondamentalement du café et de l'eau... Sa qualité dépendra avant tout de celle de ses deux éléments constituants. Le procédé de production s'appelle l'extraction. C'est un processus complexe mais pourtant très simple à décrire dans son principe : il s'agit de faire passer de l'eau chaude (température entre 88 et 95 °C selon les goûts) sous une pression de 9 à 10 bar au travers de 7 à 8 g de grains de café moulus finement, pendant environ 25 secondes ce qui produira in fine 15 à 30 ml de nectar et de crème. À boire immédiatement. La partie délicate est que c'est principalement la taille de la mouture du café qui conditionne la valeur de pression et donc le temps d'extraction optimal. Il faut aussi que la température reste constante pendant tout le processus, et étant donné le faible volume de liquide en jeu, ce n'est pas du tout évident à réaliser.



Solution A: cafetière italienne ou “moka”

La première solution à notre problème est celle adoptée par tous les italiens (et beaucoup d'autres amoureux du café dans le monde) : l'utilisation d'une cafetière moka dite « italienne ». Elles s'utilisent sur un feu gaz ou électrique et permettent un expresso avec un peu de crème. Elles sont généralement en aluminium (parfois en Inox), existent en différentes tailles (entre 1 et 12 tasses) et la marque incontournable est Bialetti, auteur du brevet de la “moka express” en 1933 (mais d'après ce site, ce serait un Français l'inventeur en 1822... chauvinisme, quand tu nous tiens!)

Pour bien réussir son café italien avec ce type de cafetière, il faut respecter certaines règles. Je les ai apprises le premier matin de mon arrivée en Italie, comme un examen de passage et de bonne conduite, et j'ai pu les perfectionner au jour le jour depuis plus de 10 ans. Les voici résumées en dix commandements :
  1. Utiliser la bonne mouture de café. La taille des particules de café moulu est très importante pour que l'extraction soit optimale (c'est surtout vrai avec les machines expresso à filtre non pressurisé, voir solution B de cet article). Sur les marques italiennes de café, vous trouverez un pictogramme indiquant que la mouture est adaptée ou non. Par exemple le café moulu Kimbo ou le Illy sont absolument parfaits pour ces cafetières.
  2. Utiliser de l'eau minérale (ou filtrée). La qualité de l'eau est également déterminante pour le goût, exactement comme pour le thé. Un autre aspect est d'éviter le calcaire qui pourrait encrasser la valve de sécurité...
  3. Remplir le réservoir jusqu'à la hauteur de la valve de sécurité. Les cafetières sont dimensionnées pour faire une certaine quantité de café (c'est pourquoi il y a toutes les tailles). Si vous mettiez moins d'eau ou moins de café, la cafetière ne fonctionnera pas correctement.
  4. Remplir le filtre de café moulu sans le tasser : remplir complètement le filtre en déposant délicatement le café moulu jusqu'à former un dôme dépassant en hauteur de 1 cm (pour un café serré). Pour éviter le débordement, il faut utiliser une petite cuillère et déposer/insérer la poudre de café délicatement au centre du filtre. Ensuite, visser la partie supérieure délicatement et c'est elle qui assurera un tassement parfaitement homogène du café dans le filtre. Si vous tassiez le café manuellement dans le filtre, vous créeriez inévitablement des zones plus tassées que d'autres... l'eau sous pression passerait par les chemins les moins denses et l'extraction ne serait pas optimale.
  5. Chauffer à feu doux. Sur un feu à gaz, utilisez le brûleur le plus petit et mettre la flamme au minimum. Sur les plaques électriques, le temps de chauffe est plus lent donc un thermostat moyen ou fort peut convenir. L'essentiel est de baisser, voire même éteindre la plaque lors de la sortie du café, qui doit se faire en douceur.
  6. Laisser le couvercle ouvert. Pendant la chauffe et la sortie du café, de la vapeur s'échappe du tuyau; si vous fermez le couvercle elle va surchauffer et brûler le café (et aussi le diluer, diront certains puristes).
  7. Surveiller le processus. Rester auprès de la cafetière et arrêter le feu dès la fin de l'extraction : le réservoir supérieur doit être rempli et il se produit un petit gargouillis caractéristique indiquant qu'il n'y a plus d'eau. Si vous laissez trop longtemps, le café aura un goût de brûlé. Si vous oubliez carrément votre cafetière sur le feu, danger! Sans eau dans le réservoir l'aluminium va monter fortement en température : le joint caoutchouc commencera à fondre, puis la poignée latérale en plastique... puis il peut même y avoir des cas d'explosion (si la valve de sécurité est encrassée). Quand on lance un café avec ce type de cafetière, on doit impérativement rester à côté !
  8. Mélanger le café avant de servir. Au cours de l'extraction, la densité du café produit diminue avec le temps : les premiers millilitres sont très concentrés (les huiles et les arômes), les derniers beaucoup plus dilués et ce gradient persiste dans le réservoir supérieur (concentré au fond et dilué en surface).
  9. Utiliser sa cafetière le plus souvent possible (tous les jours!) : après plusieurs semaines d'abandon ou lorsque la cafetière est neuve, votre café aura un mauvais goût d'aluminium ou de moisi. Pour le réduire, il faut faire au moins 1 ou 2 cafés “à vide” (en mettant seulement un peu de café moulu) et les jeter purement et simplement.
  10. Ne jamais utiliser de détergeant vaisselle pour le nettoyage : laver sa cafetière à l'eau et utiliser le doigt pour nettoyer le joint et le filetage du filtre. En utilisation quotidienne, on peut laisser la cafetière telle quelle jusqu'au lendemain (le marc de café va imprégner un peu plus l'aluminium), et la nettoyer juste avant de préparer le café du jour.

Principe de la cafetière italienne “moka”.

Le réservoir inférieur chauffé fait entrer l'eau (A) en ébullition, produisant de la vapeur sous pression qui pousse l'eau chaude vers le bas, la fait remonter dans le tube du filtre contenant le café moulu (B), le traverse provoquant l'extraction, le résultat étant recueilli progressivement dans le réservoir qui sert aussi de verseuse (C). Voir aussi cette image Wikipédia.

En voyage, ma Bialetti 1 tasse m'accompagne au même titre que mon rasoir et ma brosse à dents... Ne pas oublier les joints de rechange et l'indispensable adaptateur pour feu à gaz. Pour le café, soit j'emporte une boîte de Kimbo, soit si je suis sous les tropiques, j'aime tester les productions locales... la seule difficulté est de trouver la bonne mouture.

Les avantages de la cafetière italienne sont sa simplicité, son faible coût et son faible encombrement. Les inconvénients sont que la température de l'eau est proche de 100 °C : le café résultant est donc “sur-extrait”, c'est-à-dire fort en goût et en caféine; l'autre problème est la pression qui est insuffisante : entre 2 et 4 bars maximum.



Solution B: machine expresso à filtre non pressurisé et moulin à café

La petite moka c'est bien, mais ça reste nettement inférieur en qualité à un vrai expresso. Et contrairement à nos voisins italiens, nous pauvres français n'avons malheureusement pas au bas de notre rue un bon bistrot servant un excellent expresso (et en Italie, il est généralement à 1 euro seulement...).

J'ai alors commencé à m'intéresser aux machines expresso professionnelles, et j'ai découvert avec intérêt l'univers des baristas et des coffee geeks. J'ai par exemple appris que pratiquement toutes les machines expresso vendues dans la grande distribution (Krups, Magimix, Delonghi, ...) ont un porte-filtre pressurisé, c'est-à-dire que la pression d'eau lors de l'extraction est en fait conditionnée par les petits trous du filtre et non par la densité de mouture du café. Ce “détail” technique n'en est pas un : avec un filtre pressurisé l'extraction ressemble plus à une lixiviation (comme pour un café filtre) qu'une vraie percolation, ce qui, outre la médiocre qualité de l'extraction, a pour effet de rendre ces machines très “tolérantes” au type de café et à la mouture utilisée. D'autre part, ces machines produisent de la mousse de café (des petites bulles) et non de la crème (les huiles contenant les arômes); la présence de cette mousse et la valeur élevée de pression annoncée (en fait la puissance de la pompe) sont des arguments purement commerciaux pour prétexter une supposée qualité de l'expresso produit. Donc si les arguments de vente sont : « simplicité d'utilisation » et « beaucoup de mousse », fuyez !! La qualité d'un expresso, la présence de crème et la pression dépendent avant tout du type et de la mouture du café, ce qui n'est pas du ressort de la cafetière! Mais j'entends un lecteur qui pense : « et les machines qui ont un moulin intégré ? » ... Ben là, je n'ai pas d'avis car je n'ai jamais expérimenté ce type de machine. Il faudrait commencer par savoir si le filtre est pressurisé ou non et j'ai bien peur qu'il le soit. Ensuite, j'ai l'impression que même avec un filtre non-pressurisé cela revient aussi cher au total que des éléments séparés, donc personnellement je préfère maîtriser toute la chaîne.

Les machines à filtre non-pressurisé sont généralement réservées aux professionnels et on a du mal à les trouver dans les grands magasins. Heureusement sur le Net, on trouve des sites spécialisés comme (je me limite à des sites proposant une livraison en France) MaxiCoffee, Coffee Italia, Café Méo, Mon Café, ... Vous y découvrirez des marques inconnues du grand public comme Rancilio, Gaggia, La Pavoni, Isomac, Briel, FrancisFrancis, ... ces sites vendent aussi du café, des moulins, des accessoires, ... j'apprécie leur motivation principale qui est de faire connaître le café sous toutes ses formes et de sensibiliser à la passion des baristas. Cependant, cela reste des sites grand public et ils y vendent aussi les gammes de machines à filtre pressurisé ou même à dosettes. Et il faut parfois être très attentif pour savoir quel est le type de machine : sur MaxiCoffee par exemple, ils indiquent la mention « moulin à café recommandé », ce qui semble signifier que le filtre est non pressurisé.


Un petit mot sur les machines utilisant des dosettes : la norme E.S.E. (inventée par Illy en 1972) se démarque nettement des autres systèmes de conditionnement par son disque semi-rigide en papier dans lequel le café est pré-tassé : elles peuvent ainsi être utilisées par des machines à filtre non pressurisé (moyennant un adaptateur).

Le temps du choix. Après plusieurs semaines d'apprentissage et de recherche détaillée sur le Net, et avec un budget limité à 700 euros, j'ai fait l'acquisition d'une Rancilio Silvia V3, un moulin Ascaso I-mini I1 (sans doseur, meules plates de diamètre 54 mm, avec timer) et un tamper 58 mm en aluminium. On trouve beaucoup de forums et d'articles sur la Miss Silvia, je ne vais donc pas m'étendre, sinon que j'ai mis plusieurs jours à la maîtriser et que j'en suis très satisfait après 1 an d'utilisation. Ah oui, j'utilise occasionnellement le filtre 1 tasse La Marzocco qui assure une meilleure extraction que le filtre Rancilio d'origine, mais demande un surdosage. Je dois signaler ici qu'avant d'acquérir l'indispensable moulin, j'ai commis l'hérésie de fonctionner un certain temps avec du café moulu Illy : je dois dire qu'il permet d'excellents cafés quoique légèrement sous-extraits (15 à 20 secondes max, même bien tassé); et évidemment, les arômes diminuent rapidement avec les jours après l'ouverture de la boîte sous vide, même si couvercle est bien étanche. Donc ça ne remplace pas un moulin, mais le Illy étant très bien distribué en supermarché, ça peut dépanner.


Pour le moulin, j'ai longtemps hésité avec le Rancilio Rocky et finalement, dans cette gamme de prix, j'ai été séduit par l'Ascaso I-Mini (qualité de fabrication, esthétique, taille, ...). Il faut noter que le modèle I-1 Mini (ou I-Mini I1) semble assez récent car on trouve essentiellement sur le Net des critiques du modèle I-2 Mini avec ses meules coniques de diamètre 37 mm. Le modèle I-1 Mini coûte un peu plus cher mais a toutes les caractéristiques d'un moulin professionnel (meules plates). Son unique défaut est l'absence de graduation sur les deux boutons de réglage : taille de la mouture et durée du timer. Il faut sacrifier quelques cafés ratés avant d'arriver au réglage optimal. Mais du coup c'est très en accord avec l'esprit de la Silvia : simplicité, efficacité, robustesse mais utilisation demandant de la patience !

Pour le café, après plusieurs essais je me suis fixé sur une marque italienne Lucaffè qui propose quatre types de mélanges et un 100% arabica en paquets de 1 kg. Le mélange Exquisit (90% arabica, 10% robusta) se rapproche pas mal de ce qu'on trouve dans les bons bistrots italiens, mais les autres sont très bien aussi. Pour s'en procurer je recommande chaudement le site suivant (mal référencé sur le Net) pour ses prix attractifs, la disponibilité au téléphone (rappel immédiat et gratuit), la livraison éclair et l'emballage absolument impeccable : www.expresso-cafe.com.



Conclusions

Voilà j'ai mon vrai café expresso à la maison. Seule contrainte : allumer la cafetière le matin 30 minutes avant le premier café... si on est pressé, il suffit de passer le porte filtre quelques secondes sous l'eau très chaude.

Niveau prix, même en achetant de l'excellent café en grain italien comme le Lucaffé Exquisit à 18 €/kg, mon expresso me revient à 0,15 € la tasse de 7 g de café, eau et électricité comprises. À titre de comparaison, la marque au slogan “quoi d'autre?” c'est seulement 5 g de café (de bonne qualité, certes), extraction pressurisée dans sa capsule non recyclable, pour 0,35 € la tasse. No comment. (***)

Tout ceci étant dit, personnellement cela ne m'empêche pas de boire (presque) tous les types de café en toutes circonstances. Un café entre amis c'est avant tout un moment de convivialité et quand on aime vraiment, je crois qu'on est plus tolérant qu'intégriste... c'était la phrase philosophique du jour. De façon plus pragmatique, un café filtre bien préparé, par exemple, n'est pas fondamentalement “mauvais”, il est juste beaucoup moins évolué, moins riche qu'un expresso, comme un tout petit vin de terroir face à un grand cru.


Note: combien de caféine dans un expresso ?
Tout d'abord, la caféine n'est pas fondamentalement « mauvaise pour la santé » : c'est un stimulant des systèmes nerveux et cardio-vasculaires. Comme tout, il suffit d'apprécier et de ne pas en abuser. La teneur en caféine dépend avant tout du type de café : il y en a 2 fois plus dans un grain de Robusta que d'Arabica, et environ 10 fois moins dans une espèce décaféinée. Ensuite il y a la préparation : la molécule de caféine met assez longtemps à se solubiliser dans l'eau ; il y en aura donc moins dans un expresso que dans un café filtre ou pire, un café turc. Mais c'est surtout le faible volume qui fait qu'un expresso n'est pas au sommet de la teneur en caféine par rapport aux autres boissons. Un expresso “normal” de 30 ml contient ainsi environ 50 mg de caféine. En comparaison une grande tasse de café filtre en contient 3 fois plus (150 mg), pour un litre de Coca Cola ou Pepsi c'est plus de 100 mg. Pour information les organismes de santé publique recommandent une consommation maximale quotidienne de caféine de 400 mg/j pour les hommes (8 expressos), 300 mg/j pour les femmes (6 expressos... aparté: à quand la parité médicale ?...).

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(***) en fait il y avait au contraire un commentaire à faire sur cette comparaison hâtive: voir ce post ...

dimanche 12 septembre 2010

Mac OS X: installation sans lecteur DVD

À croire que c'est la loi des séries... Sur mon iMac Intel 20" version alu 2007, il y a environ 3 mois, j'avais remplacé le disque dur interne de 320 Go d'origine par un Seagate Barracuda 1.5 To, beaucoup plus confortable pour mes photos. Celui-ci a cependant montré des signes de faiblesse (symptômes = ralentissement du système, toupie apparaissant à chaque clic de souris, ...), puis au bout de 3 jours, ce fut la mort complète. Entre temps, j'ai lu dans un magazine que les disques durs avaient deux pics de mortalité: l'un à 3 mois et l'autre à 5 ans d'utilisation. Je tombe donc exactement dans le premier cas. Je me félicite alors d'avoir une Time Capsule et des sauvegardes quotidiennes automatiques !

Encore sous sa garantie d'un an, je démonte le disque dur et le fait réparer chez le vendeur (www.ldlc.com, au passage, très bon SAV): ils effectuent un test puis un échange standard, en moins de 48 h.

Mais après avoir réinstallé le disque neuf dans l'iMac, je m'apprête à booter sur le DVD Mac OS X pour tout réinstaller et là, mauvaise surprise, impossible d'insérer le disque dans le lecteur! Après maints essais, je finis par forcer un peu sur le disque qui est avalé bruyamment, tourne quelques secondes puis est vulgairement recraché par le Superdrive. Encore quelques essais infructueux et le disque s'est carrément bloqué à l'intérieur... il en est ressorti au 10ème reboot avec la touche Eject enfoncée, et légèrement rayé qui plus est. Il fallait se rendre à l'évidence: le lecteur/graveur était mort ou en tout cas inutilisable. Mon iMac n'a même pas 3 ans... c'est un peu léger pour du “bon matériel Apple”, je trouve.

Un petit tour sur le Net pour apprendre qu'Apple, hors garantie, assure la réparation de ce type de panne pour pas moins de 400 euros (voir ce post), soit 1/3 du prix de l'iMac neuf ! La pièce détachée seule est assez difficile à trouver, 199$ neuve aux USA (www.sunsetmac.com), moins chère en version reconditionnée (www.bricomac.com) ou sur ebay mais sans certitude d'avoir exactement le bon modèle... Car attention, la connectique du Superdrive diffère suivant les années (PATA, SATA), même au sein de la série iMac Intel alu...

Je me résous donc à me passer provisoirement de lecteur/graveur, que j'utilisais d'ailleurs très peu. Mais comment faire pour réinstaller Mac OS X sur mon disque dur vierge ? D'autant qu'ayant acheté mon iMac au moment de la sortie de Leopard, j'ai hérité d'une version 10.4 en 2 DVD vendue avec un Upgrade 10.5 (1 DVD «Drop-in»), donc 3 DVD à lire au total.

J'ai par ailleurs un MacBook Air et son Superdrive, d'aucune utilité dans mon cas, car si vous ne le savez pas, celui-ci a été bridé par Apple pour être exclusivement réservé au MBA... Officiellement, la raison serait que la consommation est trop élevée pour un port USB “normal” (celui du MBA aurait une alimentation gonflée) ; mais alors M. Jobs, comment font les autres lecteurs/graveurs USB, aux caractéristiques identiques (et généralement 2 fois moins chers), pour fonctionner sur tous les Mac et PC ?? Passons.

Ayant à disposition un disque 320 Go 2.5" FireWire/USB, je m'oriente rapidement vers la solution disque dur externe; voici la procédure d'installation que j'ai suivie:
  1. avec l'Utilitaire de disque et mon MacBook (si vous n'en avez pas, à emprunter pour quelques heures à votre meilleur ami), créer à partir de chaque DVD une image .dmg (insérer le DVD, cliquer sur son nom dans la fenêtre de gauche, puis faire Nouvelle image); ceci peut prendre un bon 1/4 d'heure par DVD; pour cela, il faut avoir au moins 20 Go de libre sur le disque dur...
  2. formater le disque externe en y créant 3 partitions chacune de 10 Go au moins, avec l'option GUID (pour rendre le disque “bootable”);
  3. restaurer respectivement les images sur chaque partition: cliquer sur le .dmg dans la fenêtre de gauche, puis: Images -> Examiner une image pour la restaurer... et enfin Restaurer en faisant glisser le .dmg dans le champ Source, et la partition dans le champ Destination;
  4. éjecter/démonter votre disque externe, le connecter au Mac et redémarrer en maintenant la touche Option (alt) enfoncée: vous verrez apparaître les 3 partitions et il n'y a plus qu'à sélectionner la première («Mac OS X install disc 1») pour démarrer l'installation.
  5. si tout s'est bien passé jusque là, vous pouvez rendre le Mac à votre ami après avoir pris soin de lui libérer les 20 Go empruntés (en effaçant les 3 fichiers .dmg);
  6. après installation complète de Mac OS X, lancer l'Assistant de migration (dans Applications/Utilitaires) et sélectionner votre disque sauvegarde Time Machine. Dans mon cas, il y avait 500 Go de données à restaurer, ce qui a pris pas moins de 7 heures, malgré une liaison câblée gigabit entre l'iMac et la TimeCapsule ! Mais au bout du compte, un dernier reboot et j'ai retrouvé mon iMac exactement comme la veille du crash disque.
Quelques petites astuces :
  • normalement pendant l'installation le programme détecte tout seul le disque n°2 sur la seconde partition... si ce n'était pas le cas, il suffirait de redémarrer le Mac à la question “insérer le disque d'installation n°2” et il la trouvera miraculeusement.
  • à la première utilisation de Mac OS X, créer un compte principal différent de votre compte utilisateur final: par exemple "admin". C'est important car si vous mettez tout de suite votre vrai compte, il entrera en conflit avec la restauration et vous serez obligé de changer de nom.
  • même si ce n'est pas explicitement demandé, j'ai préféré appliquer toutes les mises à jour de logiciels (2 reboot au total) avant de langer la migration. Je pense que c'est important pour la restitution correcte de toutes les applications (notamment les codes compilés via fink ou macports).
  • si vous avez un disque dur externe de petite capacité dont vous ne saviez pas quoi faire, je ne saurai que trop conseiller d'y installer une copie de votre (vos) disque(s) d'installation de Mac OS X, cela pourra vous faire gagner beaucoup de temps en cas de panne du superdrive !

dimanche 22 août 2010

Mauvais firmware sur disque WD MyBook

Petite mésaventure avec un disque réseau Western Digital My Book World Edition 2To... dont je suis très content par ailleurs.

J'ai effectué récemment une mise à jour du microgiciel (firmware 1.02.04) via l'interface web, avec la procédure automatique recommandée. Cette nouvelle version est très officiellement annoncée et distribuée par WD. La mise à jour s'est semble-t-il bien déroulée, enfin au début: nouvelle version trouvée, téléchargée puis installée, avec barre-graphes jusqu'à 100% et autres messages de complaisance. Après environ 10 minutes, s'affiche un triomphant "REUSSITE: ..." et l'on apprend que le disque va maintenant rebooter... sauf que 2 heures plus tard, le disque était toujours invisible sur le réseau. La LED blanche frontale était allumée mais elle s'éteignait pendant quelques secondes toutes les 2-3 minutes, comme si le disque rebootait en cycle.

Après une brève recherche sur le web ("mybook world" firmware update), j'ai trouvé ceci où l'on apprend que le problème vient d'un firmware boggué ! Il n'y aurait plus qu'à renvoyer le disque au SAV... Heureusement un utilisateur averti propose une autre solution home made, en fait probablement la procédure qu'aurait suivi un technicien de SAV. Non-bricoleurs s'abstenir.

1ère étape : démonter le boîtier blanc pour sortir le disque. Il faut un petit tournevis plat et de la patience... Même avec soin, le plastique du boîtier en souffrira un peu. On trouve la méthode décrite en photos ici.

2ème étape : monter le disque sur un PC. Il faut un connecteur SATA : soit vous avez un lecteur externe USB, soit un emplacement disponible dans un PC tour pas trop vieux (la norme SATA est apparue en 2003). Dans mon cas j'avais à disposition un PC sous Ubuntu. Une fois le disque branché et déclaré dans le BIOS, on voit par un dmesg approprié qu'il comporte 4 partitions sur /dev/sdb1 à 4. Si vous souhaitez faire une sauvegarde de vos données sur un autre disque, c'est le moment, elles se trouvent sur /dev/sdb4 qu'il faut monter en xfs.

3ème étape : monter la partition /dev/sdb1 et effacer le fichier /tmp/active_upgrade. Commandes sous Linux:

sudo su
mkdir /mnt/b1
mount -ext3 /dev/sdb1 /mnt/b1
rm /mnt/b1/active_upgrade
umount /mnt/b1

4ème étape : éteignez le PC, retirer votre disque et remontez-le dans sa boîte blanche d'origine. Rallumez, et le disque renaît de ses cendres ! La version du firmware installé est devenue, dans mon cas, la 1.01.14, c'est-à-dire celle d'origine.

Si vous avez plûtot un lecteur SATA USB, les disques se monteront probablement automatiquement sur /media ou quelque chose comme ça. Si vous avez un PC sous Windows, je ne sais pas comment les disques vont apparaître ni le nom des différentes partitions... Mais le principe reste le même: trouver et effacer le fichier rabat-joie /tmp/active_upgrade sur la première partition.

PS: entre temps j'avais contacté le Western Digital Support en leur expliquant très précisément les symptômes... voici le conseil rendu au bout d'une semaine et 2 échanges de mails :
Merci d'avoir contacté le Service d`assistance Western Digital, mon prénom est Marie.

Nous ne faisons pas de réparation ni de récupération de données.

Vous pouvez faire récupérer vos données par une entreprise,
http://support.wdc.com/recovery/index.asp?wdc_lang=fr

Pour effectuer une demande de remplacement (RMA) sur le site de Western Digital en cliquant directement sur ce lien :
http://websupport.wdc.com/warranty/rmainfo.asp?custtype=end〈=fr
Puis suivez la procédure.

Si vous avez d`autres questions, renvoyer nous un message et nous serons heureux de pouvoir vous assister plus amplement.

Cordialement,
Marie
Western Digital Service et Support
http://support.wdc.com/index.asp?lang=fr

lundi 5 avril 2010

Mort prématurée de la Time Capsule

On se croit à l'abri des problèmes quand on achète du matériel Apple... et bien non! Ma Time Capsule 500 Go achetée en mars 2008 a subitement rendu l'âme un matin de janvier 2010. Symptôme: LED frontale éteinte, aucune réaction aux tentatives de reboot de l'alimentation...

Je me suis précipité sur les forums et ai découvert avec stupeur le site timecapsuledead.org : il y aurait un défaut de conception (déficit d'aération du système) qui entraîne une surchauffe permanente de la TC et une usure prématurée de son bloc d'alimentation. Les auteurs du site ont eu l'idée de lancer une enquête auprès des utilisateurs et ils ont ainsi récolté 2500 témoignages ! Les inscriptions ont été arrêtées en février 2010, mais voici la statistique finale obtenue (je me permets de la reproduire si jamais le site venait à disparaître):

Il s'agit du nombre de pannes en fonction du nombre de mois depuis l'achat. On voit nettement un début d'anomalie à partir du 13ème mois (la fin de la garantie ?), et un énorme pic entre 19 et 22 mois de vie. Et ce quelque soit le pays d'achat et le type de TC (500 Go ou 1 To). L'étude est sans appel. Grâce à cette heureuse initiative, la presse internationale en a beaucoup parlé et Apple a fait un effort certain de S.A.V., remplaçant gratuitement la plupart des TC hors garantie.

C'est ce qui m'est arrivé personnellement: j'ai contacté le centre Apple Care à Paris, j'ai décrit le problème et donné le n° de série et l'on m'a attribué un ticket d'intervention avec extension de garantie, sans discuter. J'ai ensuite remis ma TC dans un centre agréé Apple (sans même une présentation de facture), et ai reçu une nouvelle machine neuve dès le lendemain.

Petit problème: si la panne vient effectivement d'un défaut de conception, il y a donc grande chance que cela se reproduise dans 1 an 1/2 ! Sur ce site on explique comment remplacer le disque interne par un disque "écologique", comme le Western Digital Caviar Green qui consomme 2 fois moins d'énergie et diminuera la surchauffe. Cette opération est d'autant plus intéressante qu'elle permet d'augmenter la capacité de la TC à moindre coût : à l'heure où j'écris ces lignes, la TC de base (1 To) coûte 270 €, et la 2 To 450 €. Or un disque 2 To WD se trouve pour seulement 120 €... on économise donc 60 € et on récupère un beau disque 1 To en prime (généralement un Seagate Barracuda, d'une valeur de 140 €). Seul bémol: en ouvrant soi-même la TC on accepte de perdre la garantie.

Pour ma part, j'ai remplacé le disque de 500 Go par un WD Caviar Green 1.5 To à 90 €. L'opération se passe en douceur (10 minutes) avec un petit tournevis cruciforme et un peu de soin (décollement de la base caoutchouc). Il a fallu ensuite formater le disque avec l'Utilitaire AirPort, et les sauvegardes Time Machine sont reparties.

dimanche 1 novembre 2009

Coolbook, c'est magique ?

Voilà maintenant presque deux ans que j'utilise un MacBook Air (première version "originale"), et j'en suis très satisfait. Utilisation intensive (Matlab, compilations de programmes, LaTeX, OpenOffice, ...), mises à jour régulières, passage à Snow Leopard sans soucis... je le trimbale partout, comme un vulgaire bouquin à la main, bref, que du bonheur et toujours la même remarque étonnée des collègues: « quoi !? c'est ton ordinateur principal !? »...

Écran 24" LED
Tout allait bien jusqu'au jour où j'ai fait l'acquisition du superbe moniteur Apple 24" LED Cinema Display pour agrémenter mon poste fixe. C'est un complément vraiment parfait pour le MBA, comme une station d'accueil: alimentation intégrée (plus besoin de transporter l'adaptateur secteur) et hub de 3 ports USB permettant de bénéficier d'une connexion Ethernet permanente, d'un clavier et d'une souris externe et d'avoir encore un port USB alimenté de libre... tout ça ne manque pas en voyage, mais c'était le seul défaut du MBA utilisé en poste fixe. En bonus, j'ai gagné des hauts-parleurs et une caméra iSight dignes de ce nom, miraculeusement gérée via le port USB ! Seul hic, la première génération des MBA n'a pas le fameux Mini DisplayPort et Apple ne vend pas d'adaptateur (ils ne proposent que l'autre sens DisplayPort -> DVI); le vendeur m'avait dit carrément d'oublier cet écran, mais après quelques recherches sur le Net, j'ai trouvé et acheté le seul adaptateur DVI -> DisplayPort du marché: Atlona AT-DP200 (179 USD)... qui fonctionne très bien (reçu en 48h des USA via UPS). Au passage, bravo à MacOSX pour sa gestion des écrans multiples: après une utilisation du MBA seul (avec l'écran intégré) et sa mise en veille, la connexion au 24" (USB, DisplayPort et en dernier l'alimentation) le fait s'allumer tout seul et apparaissent miraculeusement toutes les applications en cours à une place pas trop débile, alors que l'écran est presque 2 fois plus grand... Idem dans le sens inverse.

kernel_task qui s'emballe
Mais l'objet de cet article concerne les soucis que j'ai eu ensuite: tous les jours, en général après 2 ou 3 heures d'utilisation, le MacBook devenait quasi inutilisable suite à un kernel_task prenant 180% de la CPU! Je pouvais surveiller ça avec le Moniteur d'Activité mais aussi l'excellent programme MenuMeters. Les deux seuls remèdes efficaces pour sortir de ce quasi blocage de la machine: soit déconnecter l'écran (...), soit mettre le MBA en veille (alt-cmd-EJECT) puis le rallumer... mais pour ne gagner que quelques minutes d'utilisation normale avant un nouveau "plantage". Cet emballement du système était souvent associé à une augmentation de température et un ventilateur tournant à sa vitesse maximale (6200 tr/mn).

J'ai parcouru beaucoup de forums sur le sujet, et j'ai découvert que, malheureusement, ce problème est bien connu des utilisateurs de MacBook... certains ont même des “kernel panic” (plantage complet). Le problème n'existe pas seulement avec l'écran 24", mais aussi avec des logiciels gourmands en CPU (par exemple les vidéos), l'adaptateur USB-Ethernet ou une température ambiante trop élevée, ... des utilisateurs ont été jusqu'à incriminer un problème de construction et ont renvoyé leur MacBook en réparation chez Apple, sans résultat. Après moult lectures, l'interprétation que je trouve la plus raisonnable est que le problème soit lié à la gestion des périphériques externes qui demanderaient trop de ressources au système... En effet, pour ma part, je n'ai jamais rencontré ce problème avant l'utilisation de l'écran 24" et son hub USB, et encore maintenant, jamais de problème avec le MBA seul. La gestion des périphériques externes semble donc très gourmande en CPU, ce qui fait chauffer le processeur; le kernel_task cherche alors à optimiser les tâches pour abaisser cette température, ce qui déclenche temporairement un pic d'activité et fait aussi monter la température! Si la température redescend, tout revient à la normale, mais si jamais la température maximale est atteinte, le ventilateur à fond, plus moyen de redescendre...

Une fois le problème cerné, quelle solution ?? Et bien après avoir essayé smcFanControl (efficace mais qui ne faisait que retarder le problème), il semble que la seule et unique solution à ce jour soit l'utilisation de CoolBook développé par Magnus Lundholm (je recommande la lecture du très bon article de Wikipedia, ou encore ce forum), au prix de 10 USD (8.50 € TTC pour la France), somme largement justifiée compte tenu des résultats. Ce programme permet de faire ce qui est bien connu des “geeks” du monde Windows: abaisser la tension d'alimentation maximale du processeur afin d'en réduire la consommation, mais sans perte de performances. Cela peut sembler osé, mais ce n'est en fait qu'un réglage tout à fait “naturel” et sans risque. Baisser la tension diminue au carré la puissance consommée ce qui a 2 effets directs: baisser la température (ce qui résout indirectement notre problème) et la consommation (ce qui augmente donc l'autonomie du MacBook sur batterie). Attention toutefois: suivre scrupuleusement les recommandations (pas extrêmement claires dans la doc) pour choisir et tester les couples fréquences/tensions optimaux; une tension trop faible à fréquence élevée peut entraîner une instabilité du système et un plantage général. En ce qui me concerne, j'ai d'abord testé 0.975 V puis finalement opté pour la tension minimale (0.9V) pour toutes les fréquences (600 MHz à 1.6 GHz). Depuis, plus aucun soucis, et le gain en autonomie batterie est assez sensible (autour d'une demi-heure)!

Un petit programme qui résout un sérieux problème d'utilisation de votre MacBook, et se permet de le rendre encore plus performant, c'est presque magique! À l'avenir on pourrait imaginer qu'Apple intègre ce type d'optimisation dans un firmware update... mais comme les réglages dépendent apparemment de la disparité de fabrication des processeurs (c'est pourquoi ils auraient fixé la tension maximale avec une bonne marge de sécurité), c'est tout de même assez délicat à faire...